Dernière modification le lundi 9 mai 2011 — Création le 29/10/2006.Le site des Hiboux

La conjugaison et les verbes en Arabe

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Présentation…

En conjugaison Arabe, les temps ne s’expriment pas comme dans d’autres langues, qui ont une forme de conjugaison pour chaque temps. L’Arabe est plus structuré, et le « temps » s’y exprime par la combinaison d’un aspect et d’un mode ( la fusion de plusieurs dimensions sémantique est d’ailleurs un trait caractéristique de l’Arabe ). En Arabe, on conjugue un verbe pour un aspect ( il en existe deux ), et on le décline ensuite pour un mode ( ils sont plus nombreux ). Le « temps » en langue Arabe est véritablement à mettre entre guillemet, car la notion de temps n’y existe pas seulement pour elle même, mais pour ses propriétés. Il faut bien penser en termes d’aspect et de mode, et surtout pas en terme de temps. Les deux aspects que peut prendre un verbe en Arabe, sont l’inaccompli et l’accompli. Les aspects sont très variés, et peuvent aller de la négation logique, à la négation formelle, en passant par le conditionnel, l’impératif, etc. Vous comprenez bien alors l’originalité de l’Arabe dans sa manière d’aborder les verbes et les actions. Dans la page qui suit celle-ci, vous découvrez des astuces pour apprendre la conjugaison Arabe plus facilement.

Introduction des deux aspects du verbe

Le verbe peut se mettre à l’aspect inaccompli ou à l’aspect accompli. L’inaccompli correspond à un verbe dont l’action est toujours en cours, qu’elle ait commencé il y a longtemps, récemment, ou à l’instant. L’accompli correspond à une action achevée. La mise à la forme inaccompli étant la plus simple, et la plus répandue dans les faits, c’est celle-ci qui sera d’abord présentée, et c’est celle qu’il vous sera préférable d’apprendre en premier.

Les pronoms et la conjugaison

La mise à la forme du verbe sera toujours présentée accompagnée du pronom personnel correspondant ( comme « je, tu, il, etc » ) en Arabe, que vous pourrez revoir à la page Les pronoms personnels . Ceci est fait par analogie avec la manière d’apprendre en français, mais ce n’est pas habituel de la présenter ainsi en grammaire Arabe. Dans les écoles Arabes, on apprend la conjugaison des verbes sans les pronoms.

En Arabe le pronom personnel est exprimé par la forme conjuguée du verbe. C’est la forme qui donne le pronom associé au verbe. On retrouve un phénomène similaire en français, mais de manière plus imprécise. Prenons le verbe français « écrire », et conjuguons le au présent. Pour les quatre personnes du singulier, nous aurons « j’écris, tu écris, il écrit, elle écrit ». Vous voyez bien qu’à la prononciation, il est impossible de les distinguer, puisque le verbe conjugué se prononce toujours « écrit ». Quelque soit la personne du singulier pour laquelle il est conjugué, il se prononce toujours de la même manière. C’est pour cela que la langue française est obligée d’écrire et de prononcer le pronom personnel.

En Arabe la forme conjuguée distingue parfaitement le pronom et le laisse bien deviner ( sauf dans un cas ), c’est pour cela que l’on dit que le pronoms est comme écrit dans la forme conjuguée du verbe. Le même verbe « écrire » en Arabe, yaktoubou, au cinq personnes du singulier ( il y en a cinq en Arabe, souvenez-vous, il y a un « tu-féminin » et un « tu-masculin » ), se conjuguera aktoubou, taktoubou, taktoubîna, yaktoubou, taktoubou. La différence de forme pour les différentes personnes est beaucoup plus clairement exprimée, et il n’est donc pas nécessaire en Arabe, de rappeler le pronom, puisqu’il est exprimé par la forme conjuguée du verbe. On pourra malgré cela écrire le pronom, si on veut insister sur celui-ci ( c’est alors une figure de style ). Il y a ambiguïté seulement sur taktoubou, qui peut correspondre à « elle » ou à « tu-masculin », mais c’est la seule ambiguïté, et il n’y en a pas pour les autres personnes, même celles du pluriel. Pour s’en souvenir, une petite astuce : il faut penser que l’Arabe parle à une fille qui n’est pas là, comme si c’était un garçon qui est là. C’est étrange, mais justement comme c’est étrange, cela aide à s’en souvenir :-p .

Le pseudo verbe « ne-pas-être » en Arabe

Une caractéristique qu’il est important de souligner pour un(e) natif(ve) de la langue Latine apprenant l’Arabe, c’est qu’il n’existe pas de verbe « être » en Arabe. Le verbe « être » y est implicite. Il suffit par exemple, simplement de faire suivre un nom par un adjectif, sans qu’il n’y ait besoin de cet auxiliaire. Par exemple l’Arabe dira « le fruit bon » au lieu de dire « le fruit est bon ». Il n’y a pas de verbe être, mais il y a un verbe « ne pas être », et donc l’Arabe dira bien « le fruit n’est pas bon », même si pour dire le contraire il dit simplement « le fruit bon ». Le verbe « ne pas être », qui est ليس, se conjugue comme un verbe ordinaire. Il est seulement un verbe irrégulier, mais facile à apprendre. Ce verbe ne se conjugue bien sûre qu’à l’aspect accompli… c’est logique ; vous comprendrez mieux plus tard la sémantique de l’aspect accompli.

L’auxiliaire « kana » n’est pas le verbe « être »

Il existe un verbe kana, qui est parfois comparé au verbe « être », mais c’est une erreur de l’assimiler au verbe « être », car il s’emploie seulement comme auxiliaire avec la conjugaison à l’inaccompli, pour exprimer différentes subtilités sur les circonstances temporelles. En tant qu’auxiliaire, il n’a pas le sens du verbe « être » au sens formel ( et philosophique ) du terme, qui est d’introduire l’assertion de l’existence d’une chose ou d’un fait. Pensant à l’auxiliaire kana, il faudra y penser comme à un auxiliaire et surtout pas comme à un verbe.

La racine des verbes

Le vocabulaire Arabe ( sauf pour les « petits-mots grammaticaus » ) est le plus souvent dérivé depuis des racines de trois consonnes. Il en va de même pour les verbes. Il existe pourtant bien des verbes dont la racine comporte plus de lettres ( parfois mais rarement, quatre, ou encore plus rarement cinq ). Il y a aussi des racines qui ne sont pas seulement constituée que de consonnes, mais aussi de voyelles alif, waw, ya… souvenez vous que ces lettres peuvent être tantôt consonnes, tantôt voyelles ). Il n’en est pas moins que le cas de loin le plus fréquent est celui des racines à trois consonnes. En apprenant la conjugaison pour les verbes dont la racine est constituée de trois consonnes, vous saurez déjà conjuguer la plus grande part des verbes Arabes. C’est donc la conjugaison de ces verbes à trois consonnes qu’il est conseillé d’apprendre en premier.

Comment conjuguer un verbe pour un aspect

Pour mettre un verbe à un aspect ( c’est-à-dire à l’inaccompli ou à l’accompli ), on prend sa racine et on y applique certaines transformations. Ces transformations peuvent êtres l’ajout d’une lettre à la fin ( en postfixe ) et/ou l’ajout d’une lettre au début ( en préfixe ). Mais il existe d’autres règles, et d’autres manière d’ajouter les lettre nécessaires à la mise à la forme souhaitée d’un verbes. La manière dont on met un verbe à l’inaccompli ou à l’accompli, dépend du type de sa racine. Les explications sur ce qui caractérisent les différents types de racines des verbes ( les familles ), seront données à chaque fois.

Les noms des verbes Arabes

En français, on utilise l’infinitif pour nommer un verbe. L’infinitif est comme le nom du verbe. En anglais, on utilise to suivit du verbe conjugué à la première personne du singulier. L’Arabe a lui aussi sa manière originale de nommer un verbe. Dans les dictionnaires Arabes, les verbes sont toujours écrits à la forme inaccompli de la 3° personne du masculin singulier ( la forme la plus simple ). Les dictionnaires ne présentent donc pas les verbes sous la forme de leurs racines sous cette forme conjuguée par défaut.

Retrouver la racine d’un verbe à partir de son nom

Comme les verbes ne sont pas présentés dans les dictionnaires avec leur racines, mais que vous avez pourtant besoin de la racine pour conjuguer un verbe, il vous faudra savoir retrouver la racine du verbe à partir de son infinitif Arabe, tel qu’écrit dans les dictionnaires. Rassurez-vous, c’est très facile : il suffit seulement d’enlever la première lettre qui est un ya. Il faut retirer ce ya, parce que c’est lui qu’on ajoute à la racine du verbe pour obtenir la forme conjuguée à l’inaccompli de la troisième personne du masculin singulier, qui est justement la forme employée pour représenter l’infinitif. Retrouver la racine d’une verbe, c’est un peu comme faire une conjugaison à l’envers.

En fait, pour être exact, pour devrez aussi garder la voyelle brève qui est sur la troisième lettre de l’infinitif ; ou la deuxième lettre de la racine. Vous comprendrez pourquoi plus tard.

Prenons un exemple, toujours avec le verbe écrire. Son infinitif est يَكْتُبُ. La racine que l’on obtient en enlevant la première lettre est ك ت ب, et la voyelle brève que l’on devra conserver est ـُـ ( la damma ).

Mais bien que cette règle soit la plus fréquemment valable, elle n’est pas absolue : la conjugaison de l’inaccompli connaissant des formes irrégulières, il faudra parfois appliquer d’autres méthodes pour retrouver le racine du verbe. Mais dans tout les cas, on fera une conjugaison à l’envers, pour retrouver la racine du verbe à partir de son nom, c’est-à-dire à partir de sa forme conjuguée à l’inaccompli pour la 3° personne du masculin singulier.

Retrouver la racine du verbe, qui estك ت ب, vous permet aussi d’en savoir plus sur son sens : dans notre exemple, ك ت ب est une racine dont on dérive tous les mots et verbes se rapportant au livre et à l’écriture ( c’est une racine fameuse en Arabe, parce que les sociétés Arabes sont très portées sur les livres et l’écriture ).