L’Ortie est surnommée parfois « la viande du pauvre ». Après ou
à égalité avec le Pissenlit, c’est une des plantes sauvages comestibles
les plus connues. Elle était tellement utilisé au moyen-âge, qu’on en
faisait même des cordes et des tissus solides, rendant son usage comparable
à celui du Lin. Le tissage de l’Ortie apparaît même dans les récits
de quelques anciens contes pour Enfants.
En pratique : la viande du pauvre, la meilleure des mauvaises
herbes, la reine du jardin,…, tous les surnoms sont bons pour cette
merveille. L’Ortie était jadis très utilisée, et unanimement reconnues
dans toutes les régions de france et d’Europe. Elle fut délaissée
avec le snobisme rampant de l’époque de l’industrialisation. Le
même snobisme qui nous a fait abandonner le pain complet pour le
pain blanc, au prétexte que ce qui fait riche et qui est cher, est
meilleur que ce qui est donné à tout le monde… grossière erreur
( pour être exacte sur cette parenthèse, le meilleur pain est
en fait le pain-bis… mi-blanc et mi-complet ).
Pour l’alimentation, on consommera la feuille, et remerciera les
créations de la Nature pour cette reine si prolifique. La feuille
jeune, peu piquante, peut se consommer en petite quantité dans les
salades. La feuille jeune ou âgée, se consomme à la manière de l’épinard,
en gratin, en tourte, en flan, en soupe, etc. Pour ces usages, on
pourra en consommer de plus grandes quantités que pour les salades.
Accompagnée de pomme de terre, elle est excellente, et les deux
se complètent très bien diététiquement parlant.
Si vous la préparez en soupe, attention à ne pas hacher les feuilles
avant la cuisson, car le résultat ne serait pas bon ( j’ignore
pourquoi, mais je le sais d’expérience )… hachez les seulement
après la cuisson. Si vous cuisez la plante dans l’eau bouillante,
vous aurez la surprise de sentir se dégager une délicieuse odeur
de poisson. Cette odeur est probablement due à ses protéines, qui
sont parmi les plus riches et les plus digestes du règne végétale,
et elles surclasse même de loin les protéines animal. La qualité
des protéines de l’Ortie est comparable aux qualités diététiques
du poisson.
Ne vous inquiétez pas pour le piquant, il disparait à la cuisson,
et même déjà au lavage de la plante ( par les frictions qu’elle
subit ). Si les feuilles d’Ortie piquent quand on les touche,
cela n’est pas dût à leur composition, mais à de minuscules capsules
qui contiennent un produit urticant. Et ces minuscules capsules
se brisent quand on touche les feuilles.
Attention à la récolter là où il ne risque pas d’y avoir des « pipis
de chien »… dans tous les cas, vous la laverez toujours abondamment,
mais en veillant à ne pas l’écraser.
Si vous la cuisez dans l’eau, pour d’autres usages que les soupes,
pensez alors à garder le précieux bouillon que vous boirez plus
tard, une fois refroidit : c’est une délicieuse boisson, gouteuse,
rafraichissante, et diététique.
La tige était jadis utilisée pour tisser ou confectionner des
cordes, car ses fibres sont longues et solides. Une préparation
à base d’Ortie était également utilisé dans les fermes, pour faire
cailler le lait ( par exemple pour certains fromages ).
L’Ortie est deux fois plus riche en protéines que le soja ( surtout
si on sait que le soja vendu en grande surface, est souvent du faux
soja ).
C’est une plante dépurative, tonique, diurétique. Elle est même
anti-anémique, ce qui la rend recommandable au convalescent(e)s
( à condition qu’elle soit préparée de manière à être digeste…
pensez au bouillon par exemple ). Dans tous les cas, demandez
son avis à votre médecin de famille.
La plante est riche en fer, mais ce n’est pas une raison pour
en abuser, car contrairement à ce que prétend la publicité à la
télé ou dans certains magazine, la surconsommation de faire n’améliore
pas la santé. Le fer est bien sûre nécessaire à une bonne santé,
mais en quantité judicieuse. En trop grande quantité, il peut provoquer
des maladies. Consommez l’Ortie sans crainte, mais n’en faite pas
des orgies.
Diététique : la plante contient…
beaucoup de protéines à hauteur de 5 à 9% du poids frais,
c’est à dire environ 40% du poids sec